A Jos, au Nigeria, le quartier de Ryntia défend une mixité religieuse menacée
Assis à l'ombre sur un tabouret, son arme posée contre un mur, le soldat baille à se décrocher la mâchoire. Les journées de garde dans la rue sont longues, à Jos (centre du Nigeria). Depuis le "dimanche sanglant" du 7 mars, où 200 chrétiens de Dogo Nahawa, un village des environs, ont été massacrés par des assaillants de confession musulmane, on guette à Jos la prochaine vague de vengeance aux relents de guerre de religion. 

