• Madagascar : vers un consensus?

    Jean Ping, président de la Commission de l'UA avait, le 21 janvier, transmis aux quatre mouvances malgaches une série de mesures pour trouver une issue à la crise dans la Grande Ile, prévoyant un partage du pouvoir le temps de la transition. M. Ping leur avait accordé un délai de quinze jours pour donner leur position. Dans un document publié par la presse malgache, la mouvance du président évincé Marc Ravalomanana a déclaré "adhèrer à cette proposition de compromis", faisant cependant quelques observations sur le partage des postes ministériels et le calendrier à adopter.

    Dès la remise des propositions de Jean Ping, Andry Rajoelina lui avait répondu qu'une "cohabitation au sein des différentes institutions s'avère être très difficile, voire impossible". Lors d'un séjour en France ces derniers jours, le président de la Haute Autorité de la Transition a réaffirmé sa volonté "de recourir le plus vite possible à des élections" et le maintien du gouvernement actuel dans l'immédiat.

     

    Il a cependant suggéré "la mise en place d'un Conseil Supérieur de Contrôle de la Transition (CSCT), contre-pouvoir de l'exécutif pendant la période préélectorale", dont le président et deux vice-présidents seraient nommés par l'opposition, et qui serait chargé de ratifier les ordonnances prises en conseil des ministres. Le 2 février, l'UA, réunie en sommet, avait appelé au respect des accords de sortie de crise et demandé "au régime illégal à Madagascar de mettre fin à ses tentatives d'imposer des solutions unilatérales".

    Madagascar, est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant et ancien maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, 35 ans, soutenu par l'armée.(allafrica.com)

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